Pour nombre d’organisations, l’année 2012 a été très difficile : restrictions budgétaires, commandes reportées – voire annulées – concurrence exacerbée…
Malgré les efforts de tous, les résultats ne sont pas au rendez-vous et 2013 ne s’annonce pas sous de meilleurs auspices.

 

Le saviez-vous ?

Interrogés sur les effets de la crise sur leur travail, les salariés des secteurs public et privé constatent :
  • une augmentation du stress et de la pression au travail : 63%
  • une aggravation de la précarité de l’emploi : 52%
  • la dégradation de la communication avec les dirigeants : 52%
Baromètre IPSOS – Février 2011
 
 
Tous les secteurs, public et privé, sont concernés par une accentuation du désengagement au travail : manque de reconnaissance, faible rémunération, management et relations sociales insuffisants, charge de travail trop lourde, stress et mal-être au travail, carrière bloquée…
Pourquoi arrive-t-on aujourd’hui à une telle perte de sens ?
  • La relation au travail « employeur-salarié » a changé, passant d’un engagement réciproque et d’une fidélisation à une instabilité générant bon nombre d’incertitudes. Tout à fait conscient que son organisation doit réaliser des bénéfices, le collaborateur comprend difficilement comment un plan de licenciement peut créer mécaniquement de la valeur pour l’actionnaire bénéficiaire qui se désintéresse des conséquences humaines.
  • Face à un environnement en perpétuel mouvement, les organisations se sont engagées dans de multiples changements organisationnels : multiplication des normes ISO, développement de processus complexes, révolution des systèmes informatiques, … elles se sont concentrées sur la maîtrise du comment.
  • Mais pourquoi et dans quelle direction elles vont, elles l’ont quelque peu oublié. Le changement s’induit plus qu’il ne se décrète. Se l’approprier prend du temps car il nécessite la révision de nos pratiques, organisations et valeurs.
Comment redonner du sens à son travail ?
Tout collaborateur a besoin des « 3 M » pour s’impliquer réellement dans son activité professionnelle :
Minimum d’avenir pour vivre : plutôt que de s’enfermer dans sa tour d’ivoire, la direction a intérêt de communiquer en toute transparence auprès de ses collaborateurs, en expliquant clairement sa vision, sa stratégie et les objectifs communs à atteindre. Elle annonce les mauvaises nouvelles pour chasser l’incertitude et les rumeurs, tout en s’appuyant sur les succès passés.
Minimum de sécurité au travail : le partage de valeurs communes et le développement d’une solidarité collective mettent en exergue une culture et une identité propre à l’organisation, un  sens du collectif. De plus en plus de dirigeants et managers concilient aujourd’hui carrière et solidarité, notamment par le développement d’actions caritatives.
Minimum de reconnaissance  pour survivre : la considération du collaborateur, la valorisation de son travail et l’ouverture au développement personnel favorisent le sentiment d’être utile à son organisation et d’y trouver pleinement sa place. Développer l’expression de la parole et les échanges permet de rebondir sur les difficultés pour trouver de nouvelles idées.
« Tant que les organisations modernes continueront à délaisser le champ du pourquoi, elle ne pourront prétendre à la motivation des gens qu’elles emploient. Elles ne feront que les occuper ».
Olivier VASSAL – Crise de sens – Défis du Management – Editions Village Mondial 
«Comment vous vous êtes mariés, vous en rappelez-vous ? Par contre pourquoi vous vous êtes marié et pour qui, je suis sûr que vous ne l’avez pas oublié ! »
Jean François ZOBRIST – Conférencier – Ancien Directeur Général de l’entreprise FAVI

Le but du salarié, c’est le bonheur professionnel. Le moyen d’y parvenir est le profit de son entreprise. Le but de l’entreprise, c’est le profit. Le moyen d’y parvenir est le bonheur de ses salariés. Entreprise et salariés avancent  dans la même direction.
André COMPTE-SPONVILLE