Bonne nouvelle : les Français sont heureux au travail !

En effet, deux récentes enquêtes sur le Bonheur des Français au travail révèlent les informations suivantes :

90% des Français ont une opinion positive de leur entreprise et sont fiers d’y travailler

77% apprécient leur travail qu’ils trouvent utile

70% affirment rire souvent avec leurs collègues et entretenir des relations d’entraide

Enquête CFDT – Mars 2017

200 000 personnes interrogées, secteur public et privé confondus

 

81% des actifs français estiment que les nouveaux modes d’organisation du travail ont un impact positif sur le bien-être et la performance

74% des sondés déclarent se sentir bien (36%), voire très bien (38%), dans leur environnement professionnel.

Sondage Opinion Way – Mars 2017

800 personnes interrogées – Mars 2016

 

Quel est donc le secret de ces dirigeants d’entreprise qui rendent leurs collaborateurs heureux au travail ?

Ils savent proposer des métiers qui plaisent (90%) et développer les compétences afin que les personnes puissent réussir leurs missions (90%), en travaillant en toute autonomie (89%), dans une ambiance agréable (89%).

 

Afin de nous éclairer davantage sur ces chiffres, quoi de mieux que le Printemps de l’Optimisme, événement annuel animé par le pétillant Thierry SAUSSEZ, les 17 et 18 Mars dernier, au palais d’Iéna de Paris ?

Des invités connus (Frédéric LENOIR, Jacques ATTALI, Jacques LECOMTE) et moins connus (élus, entrepreneurs, associations) ont ainsi pu nourrir un débat public qui s’est déroulé sous le signe de la bonne humeur.

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Effectivement, les Français vont bien… mais, à les écouter, la France va mal !

Reconnaissons-le, nous sommes des privilégiés en ce monde et bien conscients de nos privilèges !

Nous vivons un bonheur individuel sans précédent dans l’histoire de France, et pourtant, nous ressentons un certain mal-être collectif.

Comment expliquer ce décalage ?

Même si la France reste une grande puissance économique mondiale, l’impact de notre politique nationale sur le marché international s’avère de moins en moins important.

Première destination touristique mondiale, la France se caractérise, aux yeux des étrangers, par sa culture gastronomique J, mais également par une culture particulière de la plainte. Avouons-le : nous râlons souvent…

« Je suis un risque-tout emmerdé par les risques-rien », a déclaré François ASSELIN, Président de la CPME (Confédération des PME) en critiquant les lourdeurs administratives et fiscales que subissent les dirigeants de TPE et PME qui « ne rapportent rien au pays et que des embêtements aux entrepreneurs. Qu’ils nous foutent la paix ! »

 

Alors rebondissons et agissons !

 Effectivement, nous souhaitons faire bouger la France. Et le récent sondage de l’IFRAP le prouve : 76% des Français veulent payer moins d’impôts et réduire le nombre des élus.

« Mais ils ne veulent pas que les prestations du service public diminuent » a fait remarquer Jacques ATTALI. « Nous utilisons la société pour nos besoins personnels, sans avoir à donner en retour au collectif. Nous sommes des résignés réclamants. Le choix collectif français pourrait se résumer ainsi : « Tout va mal, mais surtout, on ne change rien ! ».

 

Nos privilèges vont-ils perdurer ?

Sommes-nous prêts à accepter moins de sécurité pour retrouver plus de liberté ?

Et comment nous engager ensemble dans les défis de demain ?

 

 APPRENDRE A SE CONNAITRE

Il faut se transformer soi-même pour transformer le monde

SPINOZA

Avant de penser au bonheur collectif, il serait conseillé de cultiver son bonheur individuel, en réalisant notamment un travail sur soi, afin de remplacer cette « grogne » légendaire par un optimisme réaliste.

Il s’agit également d’être en harmonie avec son identité. C’est ce que propose le rappeur ROST, fondateur des Banlieues Actives. « Les filles et fils d’immigrés se sentent comme des étrangers en France. Et lorsqu’ils partent en vacances dans leur pays d’origine, ils sont perçus comme des étrangers par leurs familles. Ils doivent s’emparer de la francité pour se retrouver dans une dynamique positive, en étant fiers du fruit du travail de leurs parents».

 

PRENDRE LE TEMPS DE SE (RE) CONNAÎTRE

Plus d’un Français sur deux déclare avoir une quantité de travail excessive et ne pas avoir le temps de le faire correctement.

  • 79 % des répondants aimeraient que leur entreprise ou leur administration ait un fonctionnement plus démocratique et qu’ils soient ainsi davantage en mesure de peser sur sa stratégie
  • 73 % des salariés estiment qu’ils sont souvent plus lucides sur la réalité de l’entreprise que la plupart de leurs dirigeants
  • 1 personne sur 2 seulement dit pouvoir compter sur son chef
  • 12% des Français se disent malmenées au travail, en affirmant faire des « choses inutiles », « abrutissantes » ou « totalement dénuées de plaisir ». S’ils ne sont qu’une minorité, cela représente tout de même entre 2 et 3 millions de personnes.

Enquête CFDT (suite)

 

Alors, que manquerait-t-il aux actifs français pour être plus heureux au travail ?

  •  Des relations d’ouverture et de confiance avec leur hiérarchie (23%)
  • Une bonne hygiène de vie : 23% (sommeil, stress, sport, alimentation)
  • Des horaires flexibles (17%)
  • Un espace de travail chaleureux et peu de temps de trajet (16%)

Sondage Opinion Way (suite)

 

Ainsi, pour se réinventer et croître, les entreprises ont besoin aujourd’hui d’innover et de fédérer leurs équipes, en favorisant le bien-être de leurs collaborateurs.  Il s’agit donc de renforcer la valeur du lien (confiance mutuelle, bienveillance, empathie, collaboration, sentiment d’appartenance) et du lieu (aménagement de l’espace de travail).

Ces valeurs amènent à une réflexion profonde autour de la culture interne, pour passer d’une culture de la performance à une culture du partage et de l’innovation, terreau sur lequel peuvent s’épanouir les collaborateurs.

Car si l’on savait que bonheur et performance pouvaient être réunis au travail, on sait à présent que l’un optimise les chances de réussite de l’autre.

 

RECREER UN IDEAL COLLECTIF

Il n’est de vent favorable pour qui ne sait où il va.

Sénèque

 Il paraît que les agricultures sont les travailleurs les plus heureux de France car ils se considèrent comme étant les premiers nécessaires au monde, en produisant les fruits de la terre.

Il s’agit donc pour les entreprises, de produire des biens et des services qui engagent avec loyauté leur responsabilité sociétale. En déployant la stratégie des 3P (profit, people, planet), ils permettraient aux salariés de se sentir utiles au monde de par leur travail.

Nous avons franchi la première étape, en atteignant le bonheur individuel.

Il nous reste à développer le bien-être collectif, en France et au-delà de nos frontières, en cultivant l’altruisme. Déjà, de nombreux colibris oeuvrent pour éteindre les feux qui menacent notre paradis terrestre. Multiplions ces initiatives en nous engageant collectivement autour du bien commun !